A la suite des votations de ce weekend, les romands se sont à nouveau sentis floués, voir humiliés par leurs voisins alémaniques. Le sentiment d’être dirigé par des conservateurs, vieux jeux, se fait de plus en plus fort. Certains iront même jusqu’à affirmer qu’une Suisse latine indépendante serait une solution.
Et pourtant, moi qui suis depuis plusieurs années en Suisse allemande, vivant et travaillant au milieu de l’ennemi public numéro un des romands, je ne puis que rejeter en bloc le comportement naïf et “français” de mes compatriotes. Ce rôle de victime que veulent se donner les latins me révolte et m’inquiète. Ils voient en l’Etat une institution leur devant tout. A la manière de la France, ils veulent moins travailler, gagner plus et avoir tous les avantages sociaux imaginables. Je crois qu’il est temps de se réveiller et de se prendre en main. Si le suisse allemand semblent plus renfermé, il n’en est pas moins un travailleur assidu et flexible mettant tout en oeuvre afin d’apporter sa contribution à l’édifice. Sa confiance en lui et son désir de ne pas être un assisté fait que ce comportement se ressent également sur le plan économique. J’ai l’impression que les welsches s’endorment sur leurs lauriers, attendant en vain la main tendue de l’Etat ou l’entrée de la Suisse dans l’Europe, comme si Bruxelles apportera, comme par miracle, un plus à la Romandie, à ce peuple si privilégié…
Alors, Romands, soyez plus ouvert envers nos compatriotes, et lorsque vous vous adresserez à un bourbine, parlez-lui l’allemand, il se connectera automatiquement sur “Hochdeutsch” pour parler avec vous , et s’il vous parle en français, laissez-le faire, ça lui fera plaisir de se retrouver un moment dans la peau d’un welsche, car quoi qu’on en dise, ils envient notre mentalité…
