Marie Humbert, une maman qui a aidé son fils à mourir a été mise en examen pour “administration de substances toxiques”. Vincent Humbert, devenu tétraplégique, muet et aveugle après un accident de voiture, avait informé la France entière qu’il voulait mourir. Il avait même écrit une lettre au président Jacques Chirac.
Tout le monde connaît cette histoire et tout le monde sait que Marie Humbert a agit de la sorte par amour pour son fils et surtout parce que celui-ci le lui a demandé. Comment se fait-il qu’un Etat comme la France se sente obligé d’accabler encore plus une maman déjà meurtrie par ce drame?
Vincent voulait mourir, n’est-ce pas également un crime que d’avoir voulu le forcer à vivre, couché sur son lit comme un légume en pleine capacité de ses moyens intellectuels? Ne peut-on pas prendre en considération un voeu sincère exprimant une grande souffrance morale et physique? N’est-ce pas de la torture que de laisser vivre un homme qui ne souhaite qu’une seule chose, abréger ses souffrances? Bien que je pense que la justice sera juste envers Marie Humbert, je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi, au nom d’une certaine humanité, on prend un malin plaisir à s’acharner sur elle.
En Suisse, par exemple, et plus précisément à Zurich, voilà déjà plusieurs années que des associations comme EXIT ou Dignitas aident des patients dans leur volonté de refuser l’acharnement thérapeutique et d’avoir droit à une mort digne et humaine.
Alors, dans cette histoire, n’aurait-il pas mieux valu mourir caché dans le secret au lieu d’avoir voulu crier haut et fort ses souffrances et son désir de les abréger, sincèrement…? Au moins, le débat est relancé…

En France, en fin de vie, avec un cancer généralisé, on laisse les gens souffrir moralement le martyr.
Mon mari a souffert du douze juillet au 25 Août, le médecin chef était en vacances. Son remplaçant a répondu à ma demande:”On achève bien les chevaux!” d’un air horrifié “Mais votre mari n’est pas un animal madame!” “Je suis chrétien, Moi” pour me rabaisser sachant que j’étais juive.
Ma soeur a vécu le même calvaire, en soins palliatifs, pendant deux mois. Rien n’a changé. L’hypocrise demeure.
(Seule différence j’ai pu avoir un lit pour l’accompagner). Il y a des infirmières humaines, des médecins aussi, mais malheureusement des salauds partout qui ont l’audace de prétendre aimer les humains…
Pour moi, je vais faire la démarche auprès d’exit ou de dignitas, afin de ne pas faire souffrir inutilement les autres et rester digne dans la mémoire de ceux qui souffriront suffisament de ma mort.
Le moment venu, il est déjà trop tard dans notre beau pays où on a pas hésité à déporter des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards souvent en bonne santé vers les chambre à gaz et les fours crématoires.
J’apprécie les idées exprimées et suis étonnée du peu de commentaires. (C’est peut-être plus important que Zidanine Zidane).