Il y a quelques années, les Allemands ont imposé des restrictions de vol à l’aéroport de Zürich au-dessus du Sud de l’Allemagne. Les avions font donc depuis cette décision leur approche depuis le sud faisant subir aux riverains helvétiques de l’aéroport l’intégralité des nuisances sonores du trafic.
Pour la petite histoire, je suis d’avis que l’on fasse de même et que des restrictions de passage soient imposées aux berlines allemandes sur l’axe du Gothard. Histoire de réduire les désagréments des départs en vacances.
Tout ça pour vous dire que parfois, les voies aériennes sont si encombrées, notamment en raison de l’un des carrefours aériens les plus complexes situé au-dessus de nos têtes, que certains avions volent à une altitude assez basse pour que vous puissiez reconnaitre la compagnie avant que les moteurs développent toute leur puissance pour l’emmener vers sa destination.
A ce moment-là, l’aéronef est comme suspendu dans le ciel, ne sachant pas s’il va prendre de l’altitude ou piquer du nez vers le sol. Lorsque le bruit strident des turbines déchirent enfin l’air, je me rends compte que durant un court instant, je me suis surpris à imaginer le pire avec la sensation sournoise de pouvoir être le témoin curieux d’un événement effroyable, un peu comme un médecin humanitaire qui se rend pour la première fois en Afrique.
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