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Piscine des exécutions, Kaboul
Mercredi 31 mai 2006 - 09:03 - Vision intérieure

Voici la photo de la piscine des exécutions de Kaboul prise par Albertina d’Urso. Je l’ai photographiée avec mon téléphone portable lors de l’exposition “Milano-Kabul non stop”.

D’autres perspectives découvertes sur la toile:

Robert Lankenau
Associated Press

Kabul Pool

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Un vide rempli d’émotion
Mardi 30 mai 2006 - 15:17 - Vision intérieure

La violence du béton attaqué par le temps, le dégoût de la gouille aux trente millions d’amis qui se forme naturellement du côté le plus profond, les restes de peinture que formaient jadis les lignes d’eau et la solitude qui guette lorsque l’on marche sous la ligne de flottaison devenue abstraite donnent cet air triste aux vieilles piscines désaffectées.

En les observant, mon esprit ne peut s’empêcher de ressentir une nostalgie des beaux jours, d’imaginer les cris des enfants qui jouent et ce bruit des éclaboussures d’eau qui s’en vont frapper les murs par petites vagues.

Il y a quelques jours, je traversais l’Arcade Vittorio Emanuele située à côté du Dôme de Milan lorsque je suis resté cloué devant une photographie d’Albertina d’Urso : “La piscine des exécutions de la capitale Kaboul”! L’Afghanistan et la “Mission de la municipalité de Milan à Kaboul” étaient présent au coeur de la ville pour une exposition collective : “Milano-Kabul non stop”.

En songeant à ce qu’avaient du être les belles années, de celles où les gens s’y baignaient encore, je me suis rappelé un commentaire que j’avais laissé chez Stephane Kindler : je l’incitais à fixer sur sa pellicule des vieux bassins vides qui pour moi semblaient toujours pleins d’histoires à raconter…

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La boucherie du Roi
Lundi 29 mai 2006 - 11:22 - Vision de la bibliothèque

Si votre portable sonne, surtout ne répondez plus. L’enfer est au bout de la ligne.

Ces deux phrases illustrent un Stephen King aux yeux perçants en quatrième de couverture de son dernier livre : “Cellulaire”.

Un virus spécialement virulent infecte le système de téléphonie mobile du pays et contamine tous les utilisateurs qui (re)deviennent de véritables bêtes sauvages sautant à la gorge de leurs compatriotes. Je m’en doute qu’il ne vous faut pas tout un résumé pour que vous en déduisez que les heureux rescapés sont les âmes intelligentes qui n’ont pas cédé à la mode du téléphone portable. Malheureusement pour eux, lorsque le monde se transforme en boucherie, il faut parfois ne pas hésiter à prendre une douche de viande humaine sanguinolante et bien chaude.

“Pour Richard Matheson et George Romero”.

Dédié à l’écrivain bien connu de romans d’épouvante et au réalisateur de nombreux films d’horreur comme “Le jour des morts-vivants” ou “Creepshow”, célèbres films des années 80, ce livre sonne dès les premières lignes comme un véritable défi aux cinéastes prêts à mettre le paquet pour adapter ce récit au cinéma. Les nombreuses scènes de boucherie et les “siphonnés” qui jalonnent le chemin du héros et de ses amis resteront, si un film se fait, dans les annales rectales de l’histoire de l’épouvante sur grand écran. Car lorsque l’on mélange le psychique avec le sang, le cocktail ne peut être qu’explosif!

Un fléau soupoudré d’une touche de Matrix, l’histoire est palpitante même si lorsque l’on tente d’appliquer au monde réel des règles aux origines virtuelles, il est difficile de satisfaire une curiosité que l’on a durant plus de 400 pages mise à rude épreuve.

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Arcadium Code : Carillon métronome
Vendredi 26 mai 2006 - 10:00 - Vision intérieure

Arcadium Code

Debout sur le quai, noyé au milieu des gens, je guette déjà le train de 9 heures qui pointe son nez à une centaine de mètres. A cet instant, non loin de la gare, les cloches de l’église se mettent à sonner l’heure ronde. Leur son d’habitude énervant s’accorde curieusement bien avec les notes du morceau que diffuse mon baladeur. Elles se fondent littéralement dans la mélodie donnant une touche de génie à cette musique. Dommage de ne pas pouvoir en profiter plus longtemps.

La rame entre en gare et déverse son bruit assourdissant qui couvre maintenant le son émis par le clocher que j’aperçois encore entre le toit du train et celui du quai. Le phénomène n’aura duré que quelques secondes, comme c’était déjà le cas la veille. Un instantané de vie.

Hier, j’ai bien pensé à une hallucination passagère, à une mini-schizophrénie mais aujourd’hui, j’en suis sûr, je suis sur la trace du “Arcadium Code”!

L’écran affiche : “Hard To Concentrate”.

Un frisson me parcourut le corps. Et si tout ça était vrai?

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Arcadium Code : Démarche concordante
Jeudi 25 mai 2006 - 10:00 - Vision intérieure

Arcadium Code

Ce matin, le train spécial express qui roule tous les jours sans exception entre en gare. Assis dans le fond, j’observe le flot des passagers se diluer avant de sortir à mon tour.

J’emprunte la rampe d’escaliers qui conduit au passage sous voies pour me rendre sur l’autre quai, banalement, comme je le fais tous les jours. Au fur et à mesure de la descente, la rampe jumelle se découvre en face de moi et avec elle son lot de pendulaires qui dégringolent les marches de peur de rater leur correspondance.

Je regarde ma montre et décide de ralentir un peu le pas. Mon train n’est que dans trois minutes. Façon plutôt inhabituelle pour moi de régler mon rythme de marche, je me le suis d’ailleurs fait remarquer intérieurement et c’est à ce moment-là que ça se produisit.

Durant quelques secondes, toutes les personnes qui se trouvaient autour de moi et en face sur les autres escaliers descendirent à ma cadence, en rythme et à la mesure de “Make You Feel Better”. J’en suis presque sûr, tout le monde avançaient la même jambe en même temps. C’était comme un flash, un moment de chance et de fatalité où tout d’un coup tout le monde se tient la main en écoutant la même chanson. Ils avaient même l’air de sourire.

A suivre…

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