Non à des primes plus élevées et à la hausse des coûts. En effet, la caisse unique élimine toute incitation à économiser, donc elle augmentera les coûts:
• Comme tout monopole, la caisse unique n’a aucun intérêt à économiser: les assurés disposent aujourd’hui d’un certain pouvoir sur le marché, que les assureurs-maladie – soumis à une réelle concurrence - ne peuvent ignorer. La caisse unique prive les assurés de leur liberté de choix et supprime la pression qui oblige les assureurs à maîtriser les coûts. Au contraire, la caisse unique n’aurait plus aucune motivation à vouloir réduire les coûts.
• Choisir la caisse unique impliquera de payer des primes plus élevées: la fin de la concurrence entre les caisses-maladie conduira à l’augmentation des coûts et des tarifs. La caisse unique accentuera ainsi la hausse des coûts dans le domaine de la santé, ce qui se traduira par des hausses de primes pour les assurés.
• La caisse unique supprime le principe du “pollueur-payeur”: les assurés ne sont plus incités à prendre leurs propres responsabilités, ce qui entraînera une hausse des coûts et des tarifs. Si le recours aux prestations de santé est intégralement dissocié de leur paiement, toute incitation à faire preuve de retenue disparaîtra. De plus, les assurés n’auront plus aucune influence sur le montant de leur prime personnelle, comme c’était le cas jusqu’ici, par exemple en choisissant une franchise à option.
• La caisse unique ne défendra plus les assurés dans les négociations tarifaires: si des représentants des fournisseurs de prestations (médecins, hôpitaux, etc.) siègent au conseil d’administration et de surveillance de la caisse unique, les conflits d’intérêts sont programmés à l’avance. Il n’existera plus aucune incitation ou pression, stimulée par la concurrence, pour négocier les tarifs les plus bas.

+1!!! J’en parlais également sur mon site…
Et il faut se réveiller, car il y a malgré tout du travail à faire pour améliorer la LAMAL!
Une bonne idée (un début) que j’ai entendu récemment serait de permettre au pharmacien de délivrer des ordonnances pour les cas bénins.
Avec toute la prudence qu’il se doit… on doit étudier attentivement cette suggestion.
Car souvent, on nous envoie chez le médecin pour une consultation pour de cas bien connus de nous tous et encore plus des pharmaciens.
Ce serait pas énorme comme économie, mais un très beau geste.
Ensuite,je suggère qu’on réduise drastiquement le nombre de caisse maladie autorisée (86 actuellement, il me semble…).
Et encore d’autres solutions, mais il faudra me payer…
;-)