Non à des services de moins bonne qualité et à la suppression de la liberté de choix. Avec la caisse unique, la situation des patients et des assurés se dégradera. Et les modèles d’assurance innovants ne pourront plus être proposés:
• Caisse unique égale monopole: les innovations d’avenir permettant d’économiser des coûts, tels que les modèles de soins intégrés (systèmes du médecin de famille, HMO, services de conseil par téléphone), ne peuvent pas se développer en situation de monopole. Le passage à une caisse unique empêche le développement de tels modèles, optionnels pour les assurés.
• La caisse unique implique la fin des franchises à option: le système actuel permet aux assurés de prendre une plus grande part de responsabilité en matière de coûts, en choisissant une franchise plus élevée. 55% de la population a opté pour cette solution. Or, le système de la caisse unique prévoit des primes fixées en fonction du revenu. Toute responsabilité individuelle sera supprimée. On imagine les conséquences sur les coûts.
• La caisse unique supprime la liberté de choix: 2 à 5% des assurés, soit environ 150’000 à 375’000 personnes, changent d’assureur-maladie chaque année. Cette liberté de choix permet non seulement aux assurés d’économiser des coûts, mais met aussi les assureurs-maladie sous pression, les obligeant à offrir les primes les plus modérées possibles.
• La caisse unique transforme les clients en numéros: les sondages confirment que la grande majorité des assurés suisses s’estiment satisfaits de leur assureur-maladie. Une caisse-maladie unique disposant d’un monopole ne les traitera toutefois plus comme des clients, mais comme de simples numéros.
• La caisse unique réduit la qualité des services: les assurés seront à la merci d’une caisse-maladie étatique. En tant que monopole, la caisse unique n’aura plus aucune raison d’offrir des services de haute qualité, d’une part, et sa position de force lui offrira, d’autre part, la possibilité d’opérer des discriminations en matière de traitements. Un monopole est peut-être en mesure d’offrir de bons services, mais une saine concurrence garantit toutefois un bien meilleur service à la clientèle. A cet égard, les systèmes de santé étatiques français et anglais sont-ils vraiment les modèles enviés par les Suisses ?
