Attaquer le mal à la racine, plutôt que de se polariser uniquement sur les symptômes – les réformes proposées dans le cadre de la révision LAMal donnent les incitations nécessaires à un approvisionnement de santé économique, stimulé par la concurrence:
• Les réformes doivent attaquer le mal à la racine. La hausse des primes n’est pas due aux assureurs-maladie, mais à l’augmentation générale des coûts dans le système de santé. Depuis l’introduction de la LAMal, en 1996, les coûts par assuré ont augmenté de plus de 50%. Le secteur hospitalier affiche la plus forte hausse, suivi par le secteur des médicaments, les médecins, et les soins aux personnes âgées. La mentalité des patients (qui considèrent que tout leur est dû), le vieillissement de la population et le progrès médical sont d’autres facteurs influant sur l’augmentation des coûts.
• Le système actuel donne de mauvaises incitations financières: la hausse effrénée des coûts est due non seulement au vieillissement de la population et au progrès médical, mais surtout aux mauvaises incitations financières, notamment dans le secteur hospitalier. La révision de la LAMal doit et entend s’attaquer à ce problème, en instaurant des mécanismes de maîtrise des coûts.
• Au lieu de supprimer la concurrence, il faut au contraire la renforcer: il convient également de stimuler la maîtrise des coûts chez les fournisseurs de prestations, par exemple en supprimant l’obligation de contracter ou en réformant le financement des hôpitaux.
