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Electrolyse textuelle
Lundi 8 mai 2006 - 11:51 - Vision d'humeur

Lorsque la lumière aigre des mots réfléchit le miroir de l’âme d’un prophète aux méninges en éveil, il n’est pas rare qu’au-dessus de sa tête, sa brillante matière-grise virevolte au gré des formules acides. Comme une solution de sel déchirée par un courant électrique, les rayons mordants des phrases brûlent alors le corps du lecteur épris.

Le ton, la verve et cette expression incisive des idées! La jugeote en alerte et le ciboulot en émoi, il trépigne de joie devant cette clarté qui inonde son petit monde. Ses mains tremblent d’émotion devant l’étalage de subtilités qu’il capte de ses yeux papillotant de fébrilité. En effervescence devant cette découverte, il est poussé par ce besoin de transmettre le message. De son plus beau doigté, il entreprend alors de mettre à plat toute cette excitation en prenant soin de reproduire le plus fidèlement possible son vertige.

Un verre de bicarbonate de soude posé à côté de lui pour soulager son estomac retourné, il passe alors la pommade sur ses cloques en prenant soin d’utiliser CET adjectif si indispensable dans le monde de la toile pour décrire tout le mordant d’un texte.

Qui osera écrire ce mot dans les commentaires ?

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Vol au-dessus d’un nid de coucou
Mardi 25 avril 2006 - 11:36 - Vision d'humeur

Il y a quelques années, les Allemands ont imposé des restrictions de vol à l’aéroport de Zürich au-dessus du Sud de l’Allemagne. Les avions font donc depuis cette décision leur approche depuis le sud faisant subir aux riverains helvétiques de l’aéroport l’intégralité des nuisances sonores du trafic.

Pour la petite histoire, je suis d’avis que l’on fasse de même et que des restrictions de passage soient imposées aux berlines allemandes sur l’axe du Gothard. Histoire de réduire les désagréments des départs en vacances.

Tout ça pour vous dire que parfois, les voies aériennes sont si encombrées, notamment en raison de l’un des carrefours aériens les plus complexes situé au-dessus de nos têtes, que certains avions volent à une altitude assez basse pour que vous puissiez reconnaitre la compagnie avant que les moteurs développent toute leur puissance pour l’emmener vers sa destination.

A ce moment-là, l’aéronef est comme suspendu dans le ciel, ne sachant pas s’il va prendre de l’altitude ou piquer du nez vers le sol. Lorsque le bruit strident des turbines déchirent enfin l’air, je me rends compte que durant un court instant, je me suis surpris à imaginer le pire avec la sensation sournoise de pouvoir être le témoin curieux d’un événement effroyable, un peu comme un médecin humanitaire qui se rend pour la première fois en Afrique.

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Chauvinisme pur
Lundi 17 avril 2006 - 21:43 - Vision d'humeur

Yeaaaahh!!!!!!

FC Sion

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Journée de la donzelle
Mercredi 8 mars 2006 - 14:21 - Vision d'humeur

En cette journée de la femme…

Nous sommes tous un peu trop fragiles
à regarder tomber la nuit
sur le vert-de-gris de nos villes
avec nos amours sous la pluie
dans cette grisaille silencieuse
où les regards de nos déesses
deviennent des ombres orageuses
et chargées d’étranges tristesses

elles ont cette folie si tranquille
ce calme étrange au bord du stress
quand nous traînons nos béquilles
à leur mendier de la tendresses
elles sont si brillantes et si vraies
dans le chaud velours de leurs nids
pour nous piètres morveux distraits
qui nous prenons pour des génies

elles portent en nous des cris d’enfants
comme au temps des cours de récré
quand on attend l’heure des mamans
au bout de nos coeurs estropiés
elles ont le monde entre leurs seins
et nous sommes des oiseaux perdus
des ptérodactyles en déclin
avec des sentiments tordus

Bon, maintenant que c’est dit, on nique ?

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Courage, insensibilité et insouciance
Vendredi 3 mars 2006 - 17:21 - Vision d'humeur

Le courage

Tu reviens plein comme une huître au milieu de la nuit. Ta femme est debout et alors qu’elle t’attend avec un balai dans les mains, tu lui demandes : “Es-tu encore en train de nettoyer ou tu veux t’envoler quelque part ?”

L’insensibilité

Tu reviens plein comme une huître au milieu de la nuit. Tu empestes le parfum et du rouge à lèvre tâche le col de ta chemise. Sans autre forme de procès, tu fous la main au cul de ta femme et lui lances : “A ton tour maintenant…!”

L’insouciance

Tu reviens plein comme une huître au milieu de la nuit. Ta femme est dans son lit, mais tu remarques qu’elle est encore réveillée. Tu prends une chaise et t’assieds juste devant le lit. A la question : “Que fais-tu là ?”, tu lui réponds “Si le spectacle continue, je veux être au premier rang !!”

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