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Courage, insensibilité et insouciance
Vendredi 3 mars 2006 - 17:21 - Vision d'humeur

Le courage

Tu reviens plein comme une huître au milieu de la nuit. Ta femme est debout et alors qu’elle t’attend avec un balai dans les mains, tu lui demandes : “Es-tu encore en train de nettoyer ou tu veux t’envoler quelque part ?”

L’insensibilité

Tu reviens plein comme une huître au milieu de la nuit. Tu empestes le parfum et du rouge à lèvre tâche le col de ta chemise. Sans autre forme de procès, tu fous la main au cul de ta femme et lui lances : “A ton tour maintenant…!”

L’insouciance

Tu reviens plein comme une huître au milieu de la nuit. Ta femme est dans son lit, mais tu remarques qu’elle est encore réveillée. Tu prends une chaise et t’assieds juste devant le lit. A la question : “Que fais-tu là ?”, tu lui réponds “Si le spectacle continue, je veux être au premier rang !!”

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Heureux celui qui se préoccupe davantage d’avoir une conscience pure qu’une caisse pleine.
Lundi 4 juillet 2005 - 10:50 - Vision d'humeur

Un bon sentiment pour se donner une bonne conscience, voilà ce qui ressort du Live 8, ce show humanitaire organisé ce week-end de Tokyo à Toronto.

Bod Geldof a réuni les plus grands artistes rock de la planète pour ce concert qu’il caractérise lui-même de politique. Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Russie, UK et USA, tous ces pays ont eu leur divertissement mais c’est à Londres qu’il fallait être avec 200,000 autres fans de musique qui n’allaient pas se priver de voir gratuitement Paul McCartney, Elton John, Coldplay ou encore Pink Floyd à l’oeuvre sur scène.

Les vedettes y sont allées de leur petit mot, de leur petite statistique humanitaire avec une moue compatissante de circonstance. La langue pendante devant les dieux médiatiques, la foule pousse des cris d’acquiescement qui seront bien vite oubliés à la sortie de Hyde Park.

Alors qu’apportent ces shows planétaires, si ce n’est une audience télévisuelle importante pour les publicistes et les médias des pays riches ? Personnellement, si tous les artistes qui ont maintenant bonne conscience se rendaient en Afrique accomplir des actions concrètes et que des vidéos explicites de la situation actuelle sont diffusées quotidiennement sur les 178 réseaux de télévision qui se sont grassement enrichis sur le dos d’une bonne cause, la sensibilisation a ce problème se feraient peut-être plus concrètement sentir. Ce n’est pas avec des concerts de rock formatés pour amuser les petits bourgeois des pays riches que le problème de la pauvreté dans le monde va être résolu, même si on adopte une attitude triste et concernée pendant le discours d’un chanteur avant de sauter dans tous les sens au son du rock.

La géographie des genres
Mardi 28 septembre 2004 - 07:53 - Vision d'humeur

La femme

- Entre 18 et 20 ans une femme est comme l’Afrique: à moitié sauvage, naturellement belle et pleine de mystérieux deltas à la fertilité certaine.

- Entre 21 et 30 ans une femme est comme l’Amérique: développée et ouverte au commerce, spécialement avec ceux qui ont du pognon.

- Entre 31 et 35 ans une femme est comme l’Inde: sensuelle, relaxée, épanouie, convaincue de sa beauté.

- Entre 36 et 40 ans une femme est comme la France: délicieusement mûre, elle reste un agréable territoire à visiter.

- Entre 41 et 50 ans une femme est comme la Yougoslavie: la guerre est aujourd’hui perdue, les erreurs du passé la hantent. De gros travaux de reconstruction doivent être lancés.

- Entre 51 et 60 ans une femme est comme la Russie: étendue, aux limites incontrôlées. Le climat froid décourage les visiteurs.

- Entre 61 et 70 ans une femme est comme la Mongolie: un glorieux passé, de grandes conquêtes, mais hélas, aucun futur.

- Après 70 ans une femme est comme l’Afghanistan: beaucoup savent où ça se trouve, mais personne ne veut plus y aller…

L’homme

- Entre 15 et 70 ans un homme est comme les États-Unis: gouverné par un gland…

Vive les vacances
Lundi 16 février 2004 - 10:59 - Vision d'humeur

Ah, mes amis, quelles vacances de rêves ! La neige (un peu), le soleil (parfois), les montagnes (toujours), l’air frais (sans cesse) et les centaines de milliers de touristes qui se pressent dans nos stations.

Neuf heures du matin, les gens s’agglutinent déjà devant les caisses afin d’acheter le précieux sésame qui rendra la montagne accessible au commun des mortels. Après être restés des heures et des heures dans leur voiture, au milieu des bouchons, ils voient le paradis se rapprocher et l’on découvre sur leur visage la joie de pouvoir enfin vivre cet instant tant attendu.

C’est alors que la course aux sommets se met en branle; pendant ces prochains jours, les bousculades, les mouvements de foule et les engueulades vont être de mises. Chaque minute va compter et ils mettront tout en oeuvre pour être les premiers à rentrer dans la cabine (situation plutôt comique puisqu’ils seront les derniers à en sortir au sommet !).

Arrivés au sommet, ils vont envahir les champs de neige, prendre possession des pistes, s’arrêter n’importe où, provocant par la même occasion une jambe cassée ou deux. Enfin, ils seront en admiration devant le bel hélicoptère qui viendra les récupérer.

Après ces vacances et ces folles aventures, ils retourneront, fatigués mais heureux, rejoindre leur véhicule, ils reprendront la route et la majorité finiront par arriver chez eux, enfin si la route le veut bien…

Le pays de la liberté
Dimanche 8 février 2004 - 14:28 - Vision d'humeur

Je vois chaque jour ces flaques de pue, qui nous pourrissent la vie de leur vertu; ces êtres si purs et sans reproche; les premiers à nous faire les poches.

D’où émane cette hypocrisie ? L’indispensable atout de vie. Leurs yeux ne sont que la face cachée, d’une âme lâche et sans pitié.

Pour les valeurs conservatrices; société qu’ils veulent sans vice; ils sont les premiers à pourfendre, ces règles qu’ils tentent de défendre.

Ne pas boire, ne pas fumer, ni baiser ! Ils succombent à ces vices, cachés, pas si éloignés de leur maison blanche, comme pour prendre une revanche.

Et sans joie et sans originalité, leur existence est un plat raté; englouti chaque jour que Dieu fait; afin d’avoir la conscience en paix.