La violence du béton attaqué par le temps, le dégoût de la gouille aux trente millions d’amis qui se forme naturellement du côté le plus profond, les restes de peinture que formaient jadis les lignes d’eau et la solitude qui guette lorsque l’on marche sous la ligne de flottaison devenue abstraite donnent cet air triste aux vieilles piscines désaffectées.
En les observant, mon esprit ne peut s’empêcher de ressentir une nostalgie des beaux jours, d’imaginer les cris des enfants qui jouent et ce bruit des éclaboussures d’eau qui s’en vont frapper les murs par petites vagues.
Il y a quelques jours, je traversais l’Arcade Vittorio Emanuele située à côté du Dôme de Milan lorsque je suis resté cloué devant une photographie d’Albertina d’Urso : “La piscine des exécutions de la capitale Kaboul”! L’Afghanistan et la “Mission de la municipalité de Milan à Kaboul” étaient présent au coeur de la ville pour une exposition collective : “Milano-Kabul non stop”.
En songeant à ce qu’avaient du être les belles années, de celles où les gens s’y baignaient encore, je me suis rappelé un commentaire que j’avais laissé chez Stephane Kindler : je l’incitais à fixer sur sa pellicule des vieux bassins vides qui pour moi semblaient toujours pleins d’histoires à raconter…
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