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Non à la caisse unique le 11 mars (2)
Samedi 3 mars 2007 - 12:31 - Vision politique

Non à des services de moins bonne qualité et à la suppression de la liberté de choix. Avec la caisse unique, la situation des patients et des assurés se dégradera. Et les modèles d’assurance innovants ne pourront plus être proposés:

Caisse unique égale monopole: les innovations d’avenir permettant d’économiser des coûts, tels que les modèles de soins intégrés (systèmes du médecin de famille, HMO, services de conseil par téléphone), ne peuvent pas se développer en situation de monopole. Le passage à une caisse unique empêche le développement de tels modèles, optionnels pour les assurés.

La caisse unique implique la fin des franchises à option: le système actuel permet aux assurés de prendre une plus grande part de responsabilité en matière de coûts, en choisissant une franchise plus élevée. 55% de la population a opté pour cette solution. Or, le système de la caisse unique prévoit des primes fixées en fonction du revenu. Toute responsabilité individuelle sera supprimée. On imagine les conséquences sur les coûts.

La caisse unique supprime la liberté de choix: 2 à 5% des assurés, soit environ 150’000 à 375’000 personnes, changent d’assureur-maladie chaque année. Cette liberté de choix permet non seulement aux assurés d’économiser des coûts, mais met aussi les assureurs-maladie sous pression, les obligeant à offrir les primes les plus modérées possibles.

La caisse unique transforme les clients en numéros: les sondages confirment que la grande majorité des assurés suisses s’estiment satisfaits de leur assureur-maladie. Une caisse-maladie unique disposant d’un monopole ne les traitera toutefois plus comme des clients, mais comme de simples numéros.

La caisse unique réduit la qualité des services: les assurés seront à la merci d’une caisse-maladie étatique. En tant que monopole, la caisse unique n’aura plus aucune raison d’offrir des services de haute qualité, d’une part, et sa position de force lui offrira, d’autre part, la possibilité d’opérer des discriminations en matière de traitements. Un monopole est peut-être en mesure d’offrir de bons services, mais une saine concurrence garantit toutefois un bien meilleur service à la clientèle. A cet égard, les systèmes de santé étatiques français et anglais sont-ils vraiment les modèles enviés par les Suisses ?

Non à la caisse unique le 11 mars (1)
Vendredi 2 mars 2007 - 12:16 - Vision politique

Non à des primes plus élevées et à la hausse des coûts. En effet, la caisse unique élimine toute incitation à économiser, donc elle augmentera les coûts:

Comme tout monopole, la caisse unique n’a aucun intérêt à économiser: les assurés disposent aujourd’hui d’un certain pouvoir sur le marché, que les assureurs-maladie – soumis à une réelle concurrence - ne peuvent ignorer. La caisse unique prive les assurés de leur liberté de choix et supprime la pression qui oblige les assureurs à maîtriser les coûts. Au contraire, la caisse unique n’aurait plus aucune motivation à vouloir réduire les coûts.

Choisir la caisse unique impliquera de payer des primes plus élevées: la fin de la concurrence entre les caisses-maladie conduira à l’augmentation des coûts et des tarifs. La caisse unique accentuera ainsi la hausse des coûts dans le domaine de la santé, ce qui se traduira par des hausses de primes pour les assurés.

La caisse unique supprime le principe du “pollueur-payeur”: les assurés ne sont plus incités à prendre leurs propres responsabilités, ce qui entraînera une hausse des coûts et des tarifs. Si le recours aux prestations de santé est intégralement dissocié de leur paiement, toute incitation à faire preuve de retenue disparaîtra. De plus, les assurés n’auront plus aucune influence sur le montant de leur prime personnelle, comme c’était le cas jusqu’ici, par exemple en choisissant une franchise à option.

La caisse unique ne défendra plus les assurés dans les négociations tarifaires: si des représentants des fournisseurs de prestations (médecins, hôpitaux, etc.) siègent au conseil d’administration et de surveillance de la caisse unique, les conflits d’intérêts sont programmés à l’avance. Il n’existera plus aucune incitation ou pression, stimulée par la concurrence, pour négocier les tarifs les plus bas.

Il y a cinq ans…
Lundi 11 septembre 2006 - 09:25 - Vision politique

…sur Vision Libre :

L’Amérique et le monde sont en état de choc après les actes de terrorisme perpétrés à New York et Washington. Et maintenant ? Que va faire l’Amérique ? Sommes-nous au début d’une troisième guerre mondiale ? Que va devenir l’économie mondiale ? Que de questions sont posées aujourd’hui après ces terribles attentats.

Les Etats-Unis considèrent ces événements comme des actes de guerre. Colin Powel a déjà annoncé son intention de réagir militairement à ce terrorisme. Allons-nous tomber dans la spirale infernale de la violence, oeil pour oeil, dent pour dent, et nous enfoncer un peu plus dans cette crise qui a démarré hier matin peu avant neuf heure à New York.

Répondre par la violence signifiera probablement de nouveaux morts, amis et ennemis. Est-ce une bonne solution face à des fanatiques qui vivent uniquement pour le sacrifice de leur vie afin de servir leur cause ?

Les prochains jours nous en apprendront plus sur les représailles que les Etats-Unis envisagent d’appliquer aux coupables, si on les trouve bien sûr. Mais que risque-t-il d’arriver si les forces armées envisagent d’engager un combat militaire au Proche-Orient ? Est-ce que la planète ne risquerait pas de tomber dans le chaos avec d’un côté les anti- (ils sont nombreux) et les pro-américains ? L’avenir (incertain) nous le dira…

Article publié le 12 septembre 2001 sous le titre : “Les ailes de l’enfer”

Le PDC et sa politique familiale
Jeudi 18 mai 2006 - 15:02 - Vision politique

Le parti démocrate-chrétien s’engage pour une politique familiale globale et en particulier pour le renouveau de l’homme. Parfois, je me demande s’ils vivent dans un autre monde.

Un appel a donc été lancé aux milieux économiques pour qu’ils fassent un effort et permettent aux hommes de travailler plus facilement à temps partiel. La belle affaire! Cela est déjà possible dans la plupart des grosses entreprises helvétiques. Mais…

Une réduction du temps de travail entrainera automatiquement une diminution du revenu. Si on prend également en compte le fait que la femme gagne moins que l’homme, injustice qu’il faudrait peut-être résoudre avant d’envisager une solution pour la gent masculine, une baisse du revenu est donc inévitable. Dès lors, l’homme se verra obligé de travailler au minimum à 80%; ce qui ne règle pas le sujet des mouflets. Car de nos jours, les deux parents travaillent et la première difficulté qu’ils rencontrent lorsqu’ils ont de la progéniture, c’est de trouver un endroit sûr où la déposer lorsqu’ils partent le matin au turbin!

De mon point de vue, les entreprises ne prennent aujourd’hui pas assez en compte le désir des gens d’avoir des enfants. Elles estiment que ceux qui veulent en avoir doivent se débrouiller par leur propres moyens et surtout que cela n’ait pas d’influence négative sur la marche de leurs affaires! Les femmes sacrifient souvent leur carrière alors que je pense sincèrement qu’une mère de famille qui travaille est souvent bien plus productive que la vieille fille de quarante berges qui trainent son cul dix heures par jour devant les yeux vicieux de ses supérieurs.

Pensez-donc à l’avantage pour une entreprise d’avoir une crèche! Ces femmes stressées entre la garderie et leur patron verraient leur rentabilité, déjà exceptionnelle, exploser par le simple fait de savoir que ce qu’elles ont de plus cher au monde se trouve quelques étages plus bas en train de s’amuser avec ses petits camarades! Afin qu’une réunion qui dure ne soit plus une complication…

Faire des enfants ne rapporte pas d’oseille, le souci numéro un des parents reste la garde de leurs mioches. Dès que l’on aura trouvé une solution à ce problème, les familles se sentiront beaucoup mieux. Cessez donc de gaspiller du temps et de l’argent à lancer des idées inutiles pour faire croire à un parti moderne et innovant; même si tout le monde sous la coupole bave devant le cul de Doris, qui entre-nous, n’a pas d’enfant.

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Prédélinquants
Jeudi 20 avril 2006 - 13:58 - Vision politique

Entourés de Lego, David et Fadel s’amusent comme à leur habitude. Ils fréquentent la crèche depuis plus de six mois maintenant. Ils vont sur leurs quatre ans et semblent avoir trouvé ensemble une complicité salvatrice.

L’endroit est accueillant mais depuis que le gouvernement a lancé son programme “Zéro de conduite”, toutes les garderies et autres écoles maternelles sont équipées de caméras vidéo qui scrutent en permanence les faits et gestes des petits. Des experts mandatés sont chargés de dépister les troubles du comportement chez ces enfants en bas âge et de prendre les précautions nécessaires au mâtage précoce des récalcitrants.

Beaucoup de leurs petits copains ont déjà quitté ce lieu agréable pour des institutions plus adaptées à leurs colères et autres conduites agressives. Sous le regard de spécialistes et selon des protocoles bien définis, les enfants sont marginalisés pendant une année. Un lavage de cerveau plus tard, ils sont remis dans le “droit” chemin scolaire.

Fardel ne le sait pas encore, mais bien que David se soit appuyé sur sa voiture en Lego, la faisant s’affaisser d’abord sur ses essieux avant de la faire éclater en morceaux, il n’aurait pas du, hier matin, donner ce coup de pied pour se venger. Derrière la porte, une femme et un homme l’observent en se concertant. Dans quelques minutes, David devra se faire de nouveaux amis.

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