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Du pareil au même
Lundi 18 octobre 2004 - 17:17 - Vision politique

J’ai bien suivi tous les débats de la campagne présidentielle aux Etats-Unis et je suis de plus en plus en train de me demander si ces deux ostrogoths ne font pas tout simplement qu’un. Je me demande en outre ce que peuvent bien attendre les faucons et autres figures énigmatiques tapies dans l’ombre de cette élection?

Une victoire de John Kerry aurait le mérite d’apaiser la haine internationale envers l’administration américaines et donneraient un peu de battement aux régisseurs de l’Empire. Qui a entendu que John Kerry allait changer quoi que se soit en Irak? Personne! Il a même revendiqué devant des millions de téléspectateurs qu’il allait continuer cette politique, mais en mieux. A ce que j’ai compris, en mieux signifie purement et simplement une augmentation des effectifs de l’armée, donc respectivement une augmentation des morts.

La majorité des habitants de cette planète sont dans l’utopie d’un changement radical de la politique extérieur américaine en cas de victoire du prétendant démocrate. Le but n’est-il pas maintenant pour les faucons de tenter de réduire les pressions internationales et essayer de regagner à nouveau la confiance des opposants à la guerre en Irak. Le triomphe de Kerry pourrait avoir une influence néfaste sur le comportement de certains gouvernements qui s’hasarderont peut-être à soutenir l’armée US dans le désert iraquien. Tout aide pécuniaire étant la bienvenue en cette période de déficit record.

La nouvelle politique américaine est déjà en marche et peu importe qui va gagner. Les statistiques que les télévisions vomissent chaque jour ne sont que de la poudre aux yeux pour nous faire croire que la démocratie est une réalité au pays de l’oncle Sam. Entre les machines de votes électroniques et les multiples façons de soudoyer les grands électeurs, les réels dirigeant américains ont toutes les cartes en main pour poursuivre leur colonisation du monde. Et puis Bush semble un peu abattu, le mensonge l’a semble-t-il fatigué. Et moi aussi, tout ça me fatigue…

Qui a tort, s’énerve
Lundi 11 octobre 2004 - 14:20 - Vision politique

Deuxième débat entre les deux candidats à la présidence américaine. Deuxième débat encore plus édifiant que le premier grâce à une petite liberté accordée aux participants de ce duel des prétendants au titre de maître du chaos: la liberté de déplacement face au public. Tout un programme…

Un moment chaud du débat restera sous doute celui où Bush a bondi de son siège, rouge de colère après que Kerry l’eut attaqué concernant son incapacité à nouer des alliances. Ne dit-on pas que les gens qui s’énervent, on tort? Kerry enfonçant encore plus le clou en répondant calmement et posément aux vociférations de son opposant.

Son cri de colère et son impolitesse envers le modérateur Charlie Gibson montra également toute la dimension de l’hypocrisie et de l’égoïsme contenues en Bush. Bien qu’il se soit repris par la suite, retrouvant un ton plus calme, cette perte de contrôle passagère pourrait bien marquer les électeurs indécis et favoriser l’éviction du président sortant dans trois semaines… si seulement.

Le débat continue mais mes pensées s’envolent. Je pense aux nombreuses possibilités pour fausser le scrutin. Est-ce qu’aucune manipulation ne viendra ternir une fois de plus l’élection présidentielle aux Etats-Unis? Bush a-t-il peut-être déjà gagné? Le sait-il? Jusqu’où peuvent aller certaines organisations pour que cela en soit ainsi?

D’un autre côté, si Kerry vennait à remporter les élections, comment est-ce que les républicains géreront l’après Bush? N’ont-ils pas à disposition tout un arsenal juridique leur permettant de barrer facilement la route au nouvel habitant de la Maison-Blanche? Le combat ne fait que continuer et ce que nous voyons, n’est que la pointe de l’iceberg.

Les jeux du cirque
Samedi 2 octobre 2004 - 00:45 - Vision politique

Ca y est, les deux clowns entrent en piste, je regrette simplement que les deux protagonistes ne puissent s’attaquer mutuellement. On dirait “Question pour un champion”… Top! 90 secondes, c’est parti, du vert en passant par l’orange jusqu’au rouge, le temps de parole est minuté !

Kerry semble avoir le dessus en appuyant sur les manquements de Bush concernant sa politique en Irak. Tout penaud, tel un chien battu, W répète une fois de plus les mêmes rengaines, oui, oui, c’est clair, le monde est plus sûr sans Saddam, etc… Son petit rictus lui déforme le visage, tel un prêcheur, il semble convaincu d’être un homme de bien…

“Une erreur de jugement colossal”, voilà une bonne phrase envoyée par Kerry, une bonne attaque bien placée, consolidée par une allusion au petit nombre d’alliés que compte aujourd’hui les Etats-Unis. Bush n’acharne une nouvelle fois sur Saddam Hussein pour se défendre, et encore une fois le monde est plus sûr. Il ne cesse de dresser le bilan des arrestations de supposés terroristes en répétant une fois de plus les mêmes chiffres.

Kerry apportent de bons arguments comme le nombre toujours plus grand de morts en Irak ou les réductions d’impôts visant les riches qui mettent quelque peu mal à l’aise le président sortant.

A voilà quelque chose d’intéressant, Bush se lève chaque matin avec un seul but: celui de savoir comment il va protéger l’Amérique, quelle bonne nouvelle… et il espère que son ambassadeur à Bagdad lui dira un jour que les irakiens sont près à se débrouiller tout seuls… que de phrase vident de sens…

La bataille fait rage, Kerry passe l’épaule dans cette partie du débat. Bush est obligé de caractériser les interventions de son adversaire de grotesque, ne serait-ce pas une réaction avec pour but de nier l’évidence? Peu importe, le débat n’avance pas, il se résume à oeil pour oeil, dent pour dent, chacun campe sur ses positions. Bush ne cesse de se défendre avec son petit sourire en coin, arrogant, comme à l’accoutumée

Ce débat ressemble de plus en plus à un théâtre de marionnettes, chacun récitant son texte, cherchant la faille de son adversaire. Quelle jouissance suprême si ce face à face était un vrai débat avec des échanges directs entres les deux candidats et non pas une sorte de jeu télévisé réglé dans les moindres détails.

Les états-uniens intelligents choisiront Kerry car l’on ne peut s’empêcher de voir transparaître dans les yeux de Bush toute l’hypocrisie qui le caractérise.

L’article de la honte
Lundi 27 septembre 2004 - 11:45 - Vision politique

Ce matin, je remarque que les journaux romands s’en donnent à coeur joie pour dénoncer l’attitude soit-disant honteuse des suisses (et en particulier des suisses allemands) à l’égard de la votation en faveur de la naturalisation facilitée des étrangers. Je suis tombé sur un article titré “Les non de la honte” avec un contenu bien pauvre, juste l’expression de la frustration de sa rédactrice, comme si ses élucubrations misérables allaient changer quoi que ce soit au choix démocratique accompli par le peuple ce weekend. “Il y a des dimanches où l’on n’est pas fier d’appartenir à ce pays, qui se présente pourtant comme l’une des plus vieilles démocraties du monde”, voilà une phrase qui respire la mauvaise foi et la colère, alors même que le refus de cette nouvelle loi l’a été le plus démocratiquement du monde. Mais aujourd’hui ce n’est pas le résultat de cette votation qui m’inspire mais bien les piètres arguments avancés par une certaine journaliste pour expliquer ce refus. En effet, au lieu d’expliquer clairement les raisons de cet échec, elle se borne à insulter plus de 50% des gens qui se sont exprimés ce week-end en les traitant d’égoïstes et de frileux. Je souhaiterais quand même rappeler que le pourcentage de naturalisation en Suisse est trois fois plus élevé que dans l’Union européenne, il est donc un peu fort de prendre la Suisse pour un pays qui cultive le mépris des étrangers. Cessez donc de vomir vos frustrations à la face de vos lecteurs car la haine des suisses allemands qui transpire de votre article vous place au même niveau qu’un certain parti que vous tentez de critiquer.

Pile il gagne, face nous perdons
Vendredi 23 avril 2004 - 14:15 - Vision politique

“Le Jour de la Terre est devenu une grande tradition dans notre pays. C’est un jour qui nous rappelle que nous devons être reconnaissant envers la nature qui nous entoure. C’est la signification de ce jour. Et nous sommes chanceux d’habiter en Amérique, parce que nous sommes bénis(!) de paysages incroyables. En tant que président, j’ai la chance de pouvoir voyager et de voir beaucoup de magnifiques lieux dans notre pays, (bla bla…).”

“L’importance du Jour de la Terre est qu’il nous rappelle que les merveilles naturelles ne sont pas éternelles. C’est pour moi la signification du Jour de la Terre, et j’espère que cela vous rappelle que nous avons la responsabilité de conserver cette nature et la rendre encore meilleure. (…mais bien sûr)” Je ne vais pas vous donner ici en pâture ce déballage hypocrite et vulgaire qui eu lieu le 22 avril (Jour de la Terre) et dont vous aurez reconnu l’auteur (le “réciteur”?) sans problème, je crois que les quelques phrases ci-dessus parlent d’elle-même. Revenons un peu en arrière…

Qu’est-ce que notre ami George a fait depuis son investiture? Falsification systématique de données scientifiques concernant entre autres le réchauffement planétaire, assouplissement des mesures de protections des ressources naturelles, autorisation de forer dans une réserve naturelle située en Alaska, refus de signer le traité de Kyoto, tout ça pour quoi? Pour servir les intérêts de ses petits copains.

Bien sûr, chaque personne normalement constituée (être non américain augmente vos chances…) ne se laisse pas berner par ce genre de discours, mais se demandera plutôt comment ce pantin fait-il pour avoir si peu de scrupule, se croit-il dans ce genre de livre que l’on appelle “dont on est le héros”? Est-il vraiment conscient de la portée de ses actes, si oui, ne serait-il pas le plus grand psychopathe que le monde a connu?