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Quelle affaire?
Vendredi 30 janvier 2004 - 13:53 - Vision sociale

Cette enquête, je l’avais suivie comme tout le monde dans les médias. Il est vrai que la grandeur du scandale annoncé, avait réveillé en moins le côté malsain que beaucoup d’individus ont lorsqu’ils regardent de la télé réalité.

Chaque jour, je parcourais le net à la recherche d’une nouvelle information scandaleuse salissant des personnages haut placés. Ce qui s’appelait encore “l’affaire Alègre” au début de mes lectures avides allait rapidement devenir “l’affaire Baudis” qui ne m’apprendrait bientôt plus rien sur le personnage qui m’intéressait dans cette affaire, à savoir Patrice Alègre.

Alors lorsque j’ai eu connaissance que l’émission “Pièces à conviction” (France 3) avait effectué un travail d’enquête sur cette affaire et que celle-ci s’appelait “Affaire Alègre : l’enquête scandaleuse”, je n’ai pas hésité à allumer ma télé. Bien au chaud dans mon salon, j’ai eu droit à la reconstitution intégrale de l’affaire avec une insistance toute particulière sur les manquements des enquêteurs qui n’ont pas hésités à faire passer un crime évident pour un suicide.

Alors bien sûr, on peut se dire que la vie de prostituées n’avait pas assez de valeur pour que ces fonctionnaires se penchent sur leurs cas. Mais d’un autre côté, les indices retrouvés sont si évidents qu’ils tentent plutôt à démontrer que l’on cherchait plutôt à les faire passer… pour des suicides. On pourrait également s’attarder sur les pressions subies par l’ancien adjudant de gendarmerie Michel Roussel, responsable de la cellule “Homicide 31″ qui a fini par demander son droit à la retraite en octobre 2003. Il vient d’ailleurs de sortir un livre à ce sujet (”Homicide 31, au coeur de l’affaire Alègre”).

Quant à l’affaire Baudis, les témoignages sont trop contradictoires pour se faire un jugement réaliste.

Finalement, je n’en ai pas beaucoup plus appris que ce qui avait été publié dans les médias en juin 2003. Mais si je me fonde uniquement sur ce que j’ai vu et entendu dans cette émission, il me paraît indéniable que des personnes “notables” tentent d’étouffer les flammes d’un feu produisant beaucoup de fumée. Maintenant que ma vision des choses est encore un peu plus brouillée par l’abondance des informations diffusées à ce sujet, je serais absolument incapable de porter un jugement objectif sur tout ça, il faudrait peut-être demander à Patrice Alègre…

Autodélivrance accompagnée
Mercredi 14 janvier 2004 - 17:38 - Vision sociale

Marie Humbert, une maman qui a aidé son fils à mourir a été mise en examen pour “administration de substances toxiques”. Vincent Humbert, devenu tétraplégique, muet et aveugle après un accident de voiture, avait informé la France entière qu’il voulait mourir. Il avait même écrit une lettre au président Jacques Chirac.

Tout le monde connaît cette histoire et tout le monde sait que Marie Humbert a agit de la sorte par amour pour son fils et surtout parce que celui-ci le lui a demandé. Comment se fait-il qu’un Etat comme la France se sente obligé d’accabler encore plus une maman déjà meurtrie par ce drame?

Vincent voulait mourir, n’est-ce pas également un crime que d’avoir voulu le forcer à vivre, couché sur son lit comme un légume en pleine capacité de ses moyens intellectuels? Ne peut-on pas prendre en considération un voeu sincère exprimant une grande souffrance morale et physique? N’est-ce pas de la torture que de laisser vivre un homme qui ne souhaite qu’une seule chose, abréger ses souffrances? Bien que je pense que la justice sera juste envers Marie Humbert, je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi, au nom d’une certaine humanité, on prend un malin plaisir à s’acharner sur elle.

En Suisse, par exemple, et plus précisément à Zurich, voilà déjà plusieurs années que des associations comme EXIT ou Dignitas aident des patients dans leur volonté de refuser l’acharnement thérapeutique et d’avoir droit à une mort digne et humaine.

Alors, dans cette histoire, n’aurait-il pas mieux valu mourir caché dans le secret au lieu d’avoir voulu crier haut et fort ses souffrances et son désir de les abréger, sincèrement…? Au moins, le débat est relancé…

Sarah, Marion, Estelle et les autres
Mercredi 14 janvier 2004 - 11:09 - Vision sociale

J’avais 10 ans lorsque pour la première fois j’ai été confronté à la disparition d’une petite fille de ma région. Je me rappelle très bien l’émotion suscitée par cette disparition. Des avis de recherche avaient été placardés dans tous les magasins du canton et sur presque tous les murs, on en parlait beaucoup à l’école. Je me rappelle également les moyens importants qui avaient été engagés à l’époque pour la retrouver.

Mais près de dix-huit ans plus tard, aucun indice n’a permis de faire avancer l’enquête et personne ne sait ce qu’est devenu Sarah. Personne? Pas sûr… au moins une personne sait la vérité! Son ravisseur… car ravisseur il y a eu, sinon les recherches minutieuses effectuées par l’armée auraient permis de retrouver au moins son corps dans les environs du lieu de sa disparition.

Lorsque je repense à cette histoire, ainsi qu’à celle de Marion ou plus récemment à celle d’Estelle, je ne peux m’empêcher de croire à l’existence d’un énorme réseau d’enlèvement d’enfants. Un réseau puissant composé de vermines occupant les plus hautes places du pouvoir qui n’hésitent pas à utiliser toute leur influence afin d’écarter les personnes qui deviendraient trop curieuses.

Les milliers de photos d’enfants retrouvées sur les ordinateurs de particuliers ainsi que le nombre inquiétant d’institutions à première vue respectables éclaboussées par des scandales liés à la pédophilie ne me permettent pas d’être optimiste sur ce fléau qui peut à chaque instant toucher nos enfants.

Ces gens qui volent la vie, ces gens qui se servent d’un enfant comme d’un petit-four, ces gens immondes et pervers sont à mon avis bien plus nombreux que ce que l’on veut bien nous laisser croire. Devrons-nous bientôt interdire à nos enfants d’aller seuls à l’école? Devrons-nous les enfermer à la maison, les empêchant d’aller jouer dehors par peur de l’enlèvement? Et si nous équipions tous nos enfants de puces électroniques qui permettent de les localiser par GPS ? Un système, déjà existant, à première vue intéressant, très rassurant… mais qui nous dit que les ravisseurs ne pourraient pas également utiliser frauduleusement ce système pour repérer des enfants? Combien de temps pour élever un enfant? Combien de temps pour l’enlever à l’amour de ces parents? La proportion n’est pas humaine…

Pétition pour soutenir la liberté d’expression
Lundi 15 septembre 2003 - 15:37 - Vision sociale

L’éditeur responsable du média alternatif république.ch, Jérôme Béguin, est la cible d’une attaque sans précédent à Genève contre la liberté de la presse de la part d’un cadre lepéniste, Olivier Wyssa, et d’une boulangerie industrielle, Pouly Tradition SA. Attaque visant à faire taire toute information alternative contre l’extrême-droite et, dans une moindre mesure, contre un certain patronat qui n’hésite pas à faire porter des tee-shirts sexistes à ses employées. Le crime de Jérôme Béguin ? Avoir reproduit un tract intitulé “De la farine brune dans les pains paillasse” diffusé en septembre 2002 par des inconnus en Ville de Genève. Tract dénonçant les conditions de travail des employés d’Aimé Pouly et la présence dans le conseil d’administration de Pouly Tradition SA de Olivier Wyssa. Ce dernier, ami de Jean-Marie Le Pen, est élu du Front National au Conseil régional de Rhône-Alpes et secrétaire départemental de ce parti dans l’Ain. Olivier Wyssa partage par ailleurs son étude d’avocat à Genève avec Pascal Junod, ancien président de Vigilance, principal animateur des Cercles Thule et Proudhon et de l’association des Amis de Robert Brasillach. Plainte pénale en diffamation a été déposée à l’encontre de l’éditeur responsable de république.ch. Ne connaissant pas les auteurs du tract, Olivier Wyssa et Aimé Pouly s’en prennent lâchement au diffuseur. Alors même qu’aucun droit de réponse n’a jamais été exigé et que le tract a été retiré peu de temps après du site république.ch.

Nous apportons notre soutien à Jérôme Béguin, éditeur responsable du site république.ch. Nous réaffirmons haut et fort le droit fondamental à une liberté de la presse digne d’un Etat démocratique. Nous dénonçons les méthodes d’intimidation d’extrême-droite utilisés pour faire taire toute information les concernant.

De l’ombre à la lumière
Mercredi 24 avril 2002 - 20:11 - Vision sociale

Patrick Dils a enfin été acquitté du meurtre de deux enfants après 15 ans de prison.

Mercredi soir, la justice française a reconnu son erreur. En effet, les douze jurés et les trois magistrats ont définitivement acquitté Patrick Dils du meurtre de deux enfants commis en 1986 en Lorraine. Il était condamné à une peine de vingt-cinq ans après avoir avoué ce double meurtre sous la pression des policiers, il n’avait alors que seize ans.

Ce revirement de la justice française va rester dans les annales puisque rares sont les cas en France ou la justice accepte de reconnaître son erreur. Je crois que l’on a là la preuve que le système judiciaire veut en premier lieu un coupable afin de faire bonne figure au lieu de mener les enquêtes avec professionnalisme et objectivité.

Cet acquittement est principalement la conséquence du témoignage du tueur en série Francis Heaulme qui se trouvaient comme par hasard sur les lieux du crime ce 28 septembre 1986.

Retrouver l’article que j’avais consacré à Patrick Dils lors de son deuxième procès, il y a un peu moins d’une année.