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Lundi 5 mars 2007 - Vision politique

Non à de nouvelles injustices sociales et à l’accroissement des charges supportées par la classe moyenne. La classe moyenne devra payer les pots cassés, alors que l’assurance-maladie repose déjà sur un modèle de financement social:

Non à l’accroissement des charges pour la classe moyenne: pour éviter que les personnes financièrement aisées ne fuient vers des paradis fiscaux, la caisse unique établira certainement un plafonnement vers le haut des cotisations sur la base du revenu, afin d’éviter l’instauration d’un impôt sur la richesse. Résultat: une fois de plus, c’est la classe moyenne qui devra payer les pots cassés et supporter des charges supplémentaires, comme le confirment des études menées par le spécialiste Stefan Spycher .

Non à des primes plus élevées dans des cantons où les coûts sont faibles: dans les cantons où les coûts de santé sont bas (en dessous de la moyenne), la majorité de la population devra payer des primes plus élevées qu’aujourd’hui, suite à l’introduction d’une caisse unique. En outre, la compensation des primes entre les cantons pénalisera les soins de santé économiques développés par certains cantons et accentuera la hausse des coûts (effet de “race to the top”). Les cantons n’auront plus aucune motivation à essayer de maîtriser les coûts. Cette situation est insensée et va à l’encontre du principe du “pollueur-payeur”. On favorise l’irresponsabilité.

Une grande partie des coûts de santé est d’ores et déjà financée par les impôts: l’assurance de base est financée à 60% par les primes et, déjà, à 40% par les impôts. Une secrétaire contribue donc, aujourd’hui, nettement moins à couvrir les frais de l’assurance-maladie qu’un millionnaire.

Le poids des primes est amorti par des mesures sociales: la réduction individuelle des primes, financée par les impôts prélevés par la Confédération et les cantons, garantit - déjà aujourd’hui - une charge plus supportable aux assurés ayant des revenus modestes. En outre, la révision de la LAMal, en cours, apporte une amélioration supplémentaire en renforçant cette réduction des primes individuelles. En effet, dès 2007, les familles avec enfants bénéficieront d’un plus fort allègement des charges (réduction des primes de 50% pour les enfants et les jeunes en formation).

La caisse unique entraîne une baisse de la qualité des prestations pour les assurés couverts par l’assurance de base (sans assurance complémentaire) : les assurés qui bénéficient aujourd’hui de réductions de primes et dont la charge de primes serait éventuellement allégée à l’introduction de la caisse unique, vont devoir se contenter de prestations de moindre qualité. En effet, dans le cadre du système de la caisse unique, la médecine de haute qualité sera réservée aux assurés qui pourront se permettre une assurance privée coûteuse.

Dimanche 4 mars 2007 - Vision politique

Non au démantèlement d’un système qui fonctionne bien. Les assurés ne veulent pas d’une étatisation de la santé publique qui entraîne des déficits et une médecine à deux vitesses:

Les avantages assurés par la concurrence sont plus importants que son prix: la concurrence entre les assureurs-maladie a son prix. Les frais occasionnés par le changement d’assureur et les frais de publicité ou d’informations aux assurés sont inévitables. Toutefois, ces dépenses ne représentent qu’une partie minime de la totalité des frais des assureurs-maladie. Calculés sur la base des coûts totaux de l’assurance-maladie, les coûts générés par la concurrence ne dépassent pas la barre de 1%. Surtout, la concurrence permet de réaliser des économies : le contrôle systématique des coûts par les assureurs-maladie assure une économie de plus d’un milliard de francs dans l’assurance-maladie de base.

Les assurés se déclarent satisfaits du système actuel: des enquêtes régulières démontrent que les assurés sont non seulement satisfaits de notre système de santé, mais aussi des assureurs-maladie. Une caisse-maladie unique interdirait tout libre choix de l’assureur-maladie et supprimerait la liberté d’opter entre diverses formes d’assurance permettant d’économiser des coûts ou différentes franchises.

La caisse unique entraînera des déficits: aujourd’hui, le système suisse de santé est financièrement sain, grâce aux réserves que les assureurs sont légalement tenus de constituer. La caisse unique est un premier pas vers l’étatisation du système de santé. Or, les systèmes étatisés favorisent les déficits, comme le démontrent tant la France que notre assurance-invalidité. Les dettes s’accumulent et mènent alors à la réduction des prestations.

La caisse unique instaure une médecine à deux vitesses: la caisse unique devrait être financée par des primes calculées en fonction du revenu. Ce mode de financement impliquera un nouvel impôt, dont le montant sera fixé par le Parlement. L’instauration d’une caisse unique n’ayant aucun impact modérateur (au contraire) sur l’évolution des coûts de la santé, le Parlement devra alors augmenter cet impôt chaque année. Cette solution n’est toutefois pas envisageable au niveau politique. Par conséquent, il faudra s’attendre à l’endettement de la caisse-maladie d’Etat ou au rationnement des prestations. La médecine à deux vitesses deviendra alors réalité, surtout si la croissance économique est faible et que la nécessité d’économiser s’accentue: ceux qui souhaiteront continuer à bénéficier de services de santé de haute qualité devront pouvoir s’offrir une assurance privée, très chère.

La caisse unique mène à une centralisation: l’initiative laisse la voie grande ouverte à la centralisation du système de santé. Il faudra alors oublier toute prise en compte des différences régionales ou cantonales. Surtout, l’on n’aura plus affaire à un assureur, dont on peut changer en cas d’insatisfaction, mais aux fonctionnaires d’une nouvelle administration fédérale…

Samedi 3 mars 2007 - Vision politique

Non à des services de moins bonne qualité et à la suppression de la liberté de choix. Avec la caisse unique, la situation des patients et des assurés se dégradera. Et les modèles d’assurance innovants ne pourront plus être proposés:

Caisse unique égale monopole: les innovations d’avenir permettant d’économiser des coûts, tels que les modèles de soins intégrés (systèmes du médecin de famille, HMO, services de conseil par téléphone), ne peuvent pas se développer en situation de monopole. Le passage à une caisse unique empêche le développement de tels modèles, optionnels pour les assurés.

La caisse unique implique la fin des franchises à option: le système actuel permet aux assurés de prendre une plus grande part de responsabilité en matière de coûts, en choisissant une franchise plus élevée. 55% de la population a opté pour cette solution. Or, le système de la caisse unique prévoit des primes fixées en fonction du revenu. Toute responsabilité individuelle sera supprimée. On imagine les conséquences sur les coûts.

La caisse unique supprime la liberté de choix: 2 à 5% des assurés, soit environ 150’000 à 375’000 personnes, changent d’assureur-maladie chaque année. Cette liberté de choix permet non seulement aux assurés d’économiser des coûts, mais met aussi les assureurs-maladie sous pression, les obligeant à offrir les primes les plus modérées possibles.

La caisse unique transforme les clients en numéros: les sondages confirment que la grande majorité des assurés suisses s’estiment satisfaits de leur assureur-maladie. Une caisse-maladie unique disposant d’un monopole ne les traitera toutefois plus comme des clients, mais comme de simples numéros.

La caisse unique réduit la qualité des services: les assurés seront à la merci d’une caisse-maladie étatique. En tant que monopole, la caisse unique n’aura plus aucune raison d’offrir des services de haute qualité, d’une part, et sa position de force lui offrira, d’autre part, la possibilité d’opérer des discriminations en matière de traitements. Un monopole est peut-être en mesure d’offrir de bons services, mais une saine concurrence garantit toutefois un bien meilleur service à la clientèle. A cet égard, les systèmes de santé étatiques français et anglais sont-ils vraiment les modèles enviés par les Suisses ?

Vendredi 2 mars 2007 - Vision politique

Non à des primes plus élevées et à la hausse des coûts. En effet, la caisse unique élimine toute incitation à économiser, donc elle augmentera les coûts:

Comme tout monopole, la caisse unique n’a aucun intérêt à économiser: les assurés disposent aujourd’hui d’un certain pouvoir sur le marché, que les assureurs-maladie – soumis à une réelle concurrence - ne peuvent ignorer. La caisse unique prive les assurés de leur liberté de choix et supprime la pression qui oblige les assureurs à maîtriser les coûts. Au contraire, la caisse unique n’aurait plus aucune motivation à vouloir réduire les coûts.

Choisir la caisse unique impliquera de payer des primes plus élevées: la fin de la concurrence entre les caisses-maladie conduira à l’augmentation des coûts et des tarifs. La caisse unique accentuera ainsi la hausse des coûts dans le domaine de la santé, ce qui se traduira par des hausses de primes pour les assurés.

La caisse unique supprime le principe du “pollueur-payeur”: les assurés ne sont plus incités à prendre leurs propres responsabilités, ce qui entraînera une hausse des coûts et des tarifs. Si le recours aux prestations de santé est intégralement dissocié de leur paiement, toute incitation à faire preuve de retenue disparaîtra. De plus, les assurés n’auront plus aucune influence sur le montant de leur prime personnelle, comme c’était le cas jusqu’ici, par exemple en choisissant une franchise à option.

La caisse unique ne défendra plus les assurés dans les négociations tarifaires: si des représentants des fournisseurs de prestations (médecins, hôpitaux, etc.) siègent au conseil d’administration et de surveillance de la caisse unique, les conflits d’intérêts sont programmés à l’avance. Il n’existera plus aucune incitation ou pression, stimulée par la concurrence, pour négocier les tarifs les plus bas.

Jeudi 21 décembre 2006 - Vision intérieure

Tenir un blog en français lorsque l’on travaille à Zurich n’a rien de très gênant, mais avec mon retour dans les contrées francophones, je deviens tout de suite beaucoup plus visible et j’hésite donc à m’étendre sur des sujets sensibles qui pourrait choquer la sensibilité du brave catholique engagé. Car oui, depuis que j’habite le Valais, l’anonymat si agréable de mon ancienne vie a fondu comme neige au soleil!

Néanmoins, dans mon vieux pays, l’ambiance et la chaleur humaine sont incomparables et n’ont rien à voir avec l’esprit froid et réservé de la populace bourbaquienne. Oh, bien sûr, il existe des exceptions et des exceptions exceptionnelles! Je souhaite donc par cette petite note qui je l’espère me remettra sur les rails de l’écriture rendre hommage à tous mes amies et amis (de la vie réelle ou du net) qui chaque jour me réchauffent le coeur avec leurs mots ou leurs paroles.

Je vous souhaites à toutes et à tous de joyeuses fêtes, vous êtes vraiment formidables!